La vie à Saraguro

Vida en Saraguro

Durant notre dernière semaine de résidence à Pichari arrivent les nouvelles de l’Equateur, dernier pays du parcours. Clémence, française qui effectue un volontariat de deux ans là bas à travers la DCC (Délégation des Catholiques pour la Coopération) propose avec enthousiasme d’accueillir Trazos Sueltos dans une petite ville au nom de Saraguro. Clémence travaille à la Casa Mashi Pierre, une association qui fonctionne comme une maison de quartier pour les jeunes de saraguro. La casa, ouverte toute la semaine à partir de 15H propose de l’aide aux devoirs, des cours de langue, diverses activités pour les enfants… dont maintenant des cours de cirque puisque nous sommes en route !

 

 

 

Pour rejoindre l’Equateur au départ d’Ayacucho, nous nous allons tout d’abord jusqu’à Lima puis nous remontons vers le nord du Pérou jusqu’à Tumbes qui se situe à la frontière avec l’Equateur. Ensuite à Huaranquillas du côté Equatorien, plus que quelques heures de route jusqu’à Saraguro, au sud de l’Equateur, dans la province de Loja. Le bus longe la côte, nous laissons à regret les plages derrière nous, puisque cette ultime résidence aura un goût de montagne. Saraguro se situe en effet à 2800 m, une première pour Trazos Sueltos qui par les hasard du voyage c’était jusqu’ici toujours déroulé en terres chaudes !

 

 

 

Lors de notre arrivée un soir à minuit, nous sommes reçues chez Tony et Laura qui vont nous héberger pendant tout notre séjour à Saraguro. Laura est la présidente de l’association Casa Mashi Pierre, et tient un bazar dans une rue commerçante de la ville avec son mari. La maison est grande, et nous rappelle fortement l’occident: cheminée, machine à laver, parquet, patio pour étendre le linge, voilà qui ne nous semble pas très exotique mais on ne va pas se plaindre… Nous établissons notre campement dans la salle de jeu des petits enfants de Laura et Tony, juste devant une belle cheminée. Nous avons d’ailleurs rapidement l’occasion de l’allumer car le climat est plutôt frisquet comparé à nos habitudes! 

 

  

 

Il faut bien dire que souvent le ciel est gris et les nuages planent sur la ville. Même si le soleil effectue parfois quelques percées, il ne réchauffe jamais très longtemps. Moralement nous souffrons une petite baisse de régime dûe aux conditions climatiques, malgré la beauté certaine de Saraguro. La ville est entourée de collines verdoyantes et est très joliment aménagée, peut-être même trop pour nous européennes qui ne connaissons que trop bien « l’ordre ». Il s’agit d’une ville très calme, après la nuit tombée, difficile de trouver âme qui vive à Saraguro… Clémence, ayant habité au Mexique et voyagé au Pérou et en Bolivie, nous confirme qu’elle trouve de manière générale l’Equateur plus calme que les autres pays d’Amérique latine qu'elle a connus. 

 

En revanche, si nous avions pu découvrir le mélange entre culture métisse et Ashaninka à Pichari, nous découvrons ici le mélange entre culture métisse et indigène. La part de population indigène est très importante à Saraguro. On  les reconnaît à leurs habits traditionnels noir, leurs longues capes, leurs chapeaux melons ou chapeaux de vachers. Hommes et femmes, qu’ils soient enfants ou adultes, arborent presque systématiquement de longues tresses noires. Le noir est la couleur prédominante des habits traditionnels. Ce qui contraste avec les oripeaux traditionnels que nous avions rencontrées jusqu'ici qui étaient fortement colorés. A Saraguro on retrouve par contre la couleur dans les magnifiques parures de perles que fabriquent les femmes, colliers, boucles d’oreilles et bracelets qui sont d’une magnifique finesse. 

 

 

Tout autour de Saraguro existent plusieurs communautés indigènes. Le gouvernement équatorien reconnaît en effet l’autonomie des populations indigènes qui s’organisent de façon autonome en communautés. Ces dernières sont donc administrées de façon indépendante de l’état équatorien, et régies par leurs propres lois. A travers un ami qui travaille dans l’école primaire « Inti Raymi » de la communauté de « Las lagunas », nous organisons une matinée d’expression corporelle avec les 3-5 ans. 

 

[ ESPANOL ]

Las noticias de Ecuador llegan durante nuestra ultima semana de residencia en Pichari. Clémence, una francesa que esta haciendo un voluntariado de dos años allá ofrece recibir Trazos Sueltos en un pequeño pueblo nombrado Saraguro. Clémence trabaja en la Casa de la Juventud Mashi Pierre, que propone ayuda escolar, clases de idioma, distintas actividades para los niños…

 

 

Para llegar a Ecuador partiendo de Ayacucho, nos vamos primero a Lima y luego subimos hasta Tumbes en el norte del Perú. Una vez llegadas en Huranquillas, del lado Ecuatoriano solo nos faltan algunas horas para llegar a Saraguro, en la provincia de Loja. El bus sigue la costa, y dejamos con pena las playas detrás nuestro ya que Saraguro esta a 2800m de altura. Una novedad para Trazos Sueltos que debido a las casualidades del viaje se había hasta ahora solo desarrollado en tierras cálidas!

 

 

 

El día de nuestra llegada, alrededor de la medianoche, estamos recibidas donde Laura y Tony que nos van a hospedar durante toda nuestra estadía en Saraguro. Laura es la presidente de la Casa de la Juventud Mashi Pierre, y tiene una tienda junto con su marido en la calle principal de la ciudad. Su casa es grande y nos acuerda al occidente: chimenea, lavadora, piso de madera… el entorno no nos parece muy exótico pero vamos, no nos podemos quejar! Establecemos nuestro campamento en lo que es la sala de juego de sus nietos, frente a una linda chimenea. De hecho muy pronto tenemos la ocasión de probarla porque el clima es bastante frio en comparación a lo que nos había tocado hasta ahora! 

 

 

 

Hay que confesar que a menudo el cielo es gris y las nubes planean sobre la ciudad. Aunque el sol aparezca de vez en cuando, nunca calienta mucho. A pesar de la belleza de Saraguro, sufrimos una leve baja de energía debido a las condiciones climáticas. Pero la ciudad en si es muy tierna, rodeada de montañas verdes, con placitas coloridas y llena de flores. Quizás hasta demasiado ordenada para nuestro ojos europeos que saben demasiado bien lo que es “el orden”. Es seguro que se trata de una ciudad muy tranquila, de hecho después de la caída de la noche es difícil encontrar algo que pase en Saraguro… Clémence que vivió en Mexico y también viajó en Perú y en Bolivia nos comenta que  encuentra el Ecuador mas tranquilo que los otros países latinoamericanos que conoció.

 

En Pichari, Perú, habíamos sido testigas de la mezcla entre la cultura mestiza y la cultura ashaninka. En Saraguro descubrimos la mezcla entre la cultura mestiza y la cultura indígena. Hay una parte de populación indígena bastante importante en Saraguro. Los indígenas se reconocen a sus ropas tradicionales negras, sus capas largas, sus sombreros. Hombres y mujeres, que sean niños o adultos, casi siempre tienen el pelo peinado con largas trenzas negras. El negro es sin duda el color dominante de la ropa tradicional. Eso contrasta con las vestimentas tradicionales que habíamos visto hasta ahora y que eran muy coloridas. El color en Saraguro se encuentra en los hermosos adornos de perlas realizados por las mujeres: collares, aros, pulseras… Un trabajo de mucha precisión.

 

 

Alrededor de Saraguro existen varias comunidades indígenas. El gobierno ecuatoriano reconoce la autonomía de las populaciones indígenas que viven entonces dentro de sus propias comunidades. Esas son administradas independientemente del estado ecuatoriano y regidas por sus propias leyes. A través de un amigo que trabaja en la escuela “Inti Raymi” en la comunidad de “Las lagunas” organizamos un taller de expresión corporal con niños entre los 3 y 5 años. 

 

 


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