Pichari

Pérou

13 avril 2014

Modèle unique au marché de Pichari

Modelo único en el mercado de Pichari

Pour travailler la création nous avons été charmées par le Mercado Modelo, (marché principal de la ville) et plus exactement son kiosque central. Il est au centre de la cité, nous offre de l’ombre et nous abrite de la petite pluie. 

 

 

 

 

Ce kiosque est aussi le terrain de jeu des enfants des commerçants avec lesquels il nous faut alors cohabiter le temps de nos entraînements quotidiens. Au départs les enfants nous regardent interpellés, puis au fur et à mesure, se joignent a nous et s’amusent a imiter notre échauffement. Il nous coûte parfois de leur répéter qu’ils ne peuvent pas monter sur les agrès, mais en même temps c’est le jeu, nous sommes sur leur territoire, il faut s'adapter! Ensuite vient le temps du montage des agrès, qui est, on peut le dire, assez sport malgré le fait qu'il n'y ait pas beaucoup de hauteur. 

 

 

Cette fois ci, contrairement à Santa Cruz où nous avions mené de front une foule d’activités, nous avons choisi de nous concentrer exclusivement sur la création du spectacle. Nous établissons un calendrier draconien comprenant chaque semaine des objectifs a respecter en termes d’entraînement, de recherche, de création puis de répétition du spectacle qui fût suivit à la lettre. 

 

Pour transformer le kiosque en espace scénique nous nous sommes fondues dans le décor, en accrochant un panier de fruits ainsi que nos vêtements à des cintres. Les vêtements deviennent un peu la marque de fabrique Trazos Sueltos (cf Santa Cruz), une manière de nous approprier le lieu, de nous sentir un peu à la maison… Plusieurs passants nous demandent d'ailleurs si les vêtements sont à vendre durant la matinée qui précède le spectacle. Le nom du spectacle « Modelo Unico » est directement relié au nom du lieu. Flyer, radio, télévision, tout les moyens sont bons pour répandre la nouvelle et donner rendez-vous aux Pichariens. Nous les invitons à assister à la représentation sur deux dates afin de permettre au plus grand nombre d’y assister.

 

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L’idée de départ était de collaborer avec des musiciens locaux, mais au final nos plannings n’ont pas collé ce qui finalement nous a donné une plus grande part d’autonomie.

 

 

 

Nous nous improvisons ingénieur du son, nous installons nous même les enceintes et la chaîne hifi, dénudons les câbles, raccordons avec du scotch, tout ça pour un son d’une parfaite qualité! Camille a même droit à une petite décharge pour ce baptême. Nous avons utilisé le portant apparent comme vestiaire à vue pour nous habiller et nous changer en fonction des scènes et de nos interventions. Un des fils directeurs de la création était de mettre en place une scène mouvante avec différents focus, toujours en jouant avec l’architecture du kiosque.

 

 

 

 

Au fil de notre résidence, et aux travers des rencontres et des échanges, nous avons réalisé que  la plupart des habitants ont une idée plus traditionnelle du cirque de la danse et du théâtre que de la forme que nous proposons.  C’est pourquoi il nous avant le début du spectacle nous expliquons brièvement notre projet ainsi que l’empreinte contemporaine de notre création. Nous avons été agréablement surprises de reconnaître dans le public des élèves des ateliers... Ceux-ci ont pu à leur tour à la fin du spectacle, montrer leurs prouesses à la corde et au trapèze. En observant tout cela, nous savons que nous resterons dans les mémoires à Pichari. Une fois la scène nettoyée et tout le matériel rangé, nous sommes invitées a boire un jus de papaye chez Edith notre mamita préférée, chez qui nous avions l’habitude de manger après nos répétitions quotidiennes. 

 

[ ESPANOL ]

Para nuestra creación hemos sido seducidas por el Mercado Modelo, mas exactamente su caseta central. Lugar poético para colgar el material aéreo aunque de baja altura. Ubicado en el centro de la ciudad, nos protege del sol y de la lluvia.

 

 

 

El lugar también es el terreno de juego de los niños de los vendedores con los cuales tenemos que aprender a convivir durante nuestros entrenamientos diarios. Al principio nos miran con curiosidad, y poco a poco se acercan y se divierten imitando nuestros movimientos de calentamiento. A veces nos cansamos de repetirles que no se pueden subir ni a la cuerda ni al trapecio, pero es el juego : estamos en su territorio hay que adaptarse nomas! Luego viene el tiempo de colgar los implementos, tarea bastante ardua a pesar de la poca altura.

 

 

 

En Bolivia, habíamos llevado a cabo muchas actividades distintas al mismo tiempo. Esta vez elegimos concentrarnos en la creación del espectáculo. Para transformar la caseta del mercado en un espacio escénico tendemos un hilo donde colgamos ropa y también una cesta de frutas. El motivo de las ropas colgadas aparece de nuevo (cf Santa Cruz), como un leitmotiv de Trazos Sueltos. Es una manera de apropiarnos el lugar y sentirnos en casa. Al mismo tiempo tiene su sentido porque estamos en un mercado… de hecho hay gente que nos pregunta si los estamos vendiendo. El nombre del espectáculo “Modelo Unico” esta directamente inspirado por el lugar y su nombre. Volantes, radio, televisión, todo vale para dar a conocer la noticia del espectáculo y avisar a los picharinos. Realizamos dos representaciones para que pueda venir la mayor cantidad de gente posible. 

 

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Al empiezo queríamos colaborar con músicos locales pero al final no logramos coordinar nuestras agendas, así que nos encargamos de la música.

 

 

Nos improvisamos sonidistas, instalamos el equipo de sonido nosotras mismas, alargamos los cables de manera muy artesanal para que lleguen hasta los enchufes (con cuchillo y cinta adhesiva)… Para un sonido de máxima cualidad! La Camila hasta recibe una pequeña descarga eléctrica para su bautizo como sonidista. No podríamos haber estado mejor! Ocupamos el hilo donde esta colgada la ropa como camarín para vestirnos y cambiarnos según las escenas y nuestras intervenciones.  Uno de los hilos conductores de la creación era de crear un escenario polimorfo, con distintos puntos de focalización siempre jugando con la arquitectura del espacio.

 

 

 

A lo largo de la residencia, y a través de los encuentros y los intercambios que se dieran, nos dimos cuentas que mucha gente tenia una visión mas tradicional del circo, de la danza, y del teatro de lo que proponíamos. Por eso nos pareció importante antes de la presentación explicar brevemente nuestro proyecto y la imprenta contemporánea de nuestra creación.

 

Fue una sorpresa agradable reconocer en el publico niños que habían participado de los talleres! Una vez el espectáculo terminado dejamos los implementos colgados un rato, y ellos también pudieran mostrar lo que sabían hacer. Mirandolos sabemos que nos recordaran aquí… Una vez limpiado el escenario y guardado todo el material, somos invitadas a tomar un jugo de papaya donde Edith, nuestra mamita preferida donde solíamos ir a comer después de entrenar.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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