Il était une fois ...

Era una vez ...

Il était une fois trois jeunes (et on peut dire belles sinon ce n'est plus un conte), donc il était une fois trois jeunes et belles filles qui parcouraient quelques pays d’Amérique du sud dans le but de partager leur art. Elles s’exprimaient à travers la danse, le théâtre et en virevoltant dans les airs accrochées à leurs fidèles compagnons de voyage, une corde, un trapèze et un tissu. Alors qu’elles terminaient la présentation de leur spectacle à Santa Cruz en Bolivie, elles eurent vent de l’existence d’une petite chaumière qui mettait en place des activités culturelles dans la contrée d’Ayacucho, au royaume du Pérou. La légende disait que celui qui passait la porte de ce lieu pouvait réaliser tous ses projets. Nos trois fringantes jeunes femmes se mirent alors en route pour Ayacucho, à la recherche de ce lieu magique.

 


Le voyage fut long et chargé en matériel mais finalement, au bout de trois jours de bus non-stop elles arrivèrent au pied de la chaumière, les fesses et le dos un peu meurtris. Un panneau a l’entrée disait « Wayruru Longe Drink ». C’était le nom de l’association. Elles toquèrent à la porte, trois petits coups vif et précis.

 

La porte s’ouvrit pour laisser entrevoir la silhouette d’une magnifique jeune femme au visage rayonnant, aux longs cheveux blonds et aux yeux d’un bleu d’une pureté rare et étincelante. C’était une fée. Elle s’appelait Laetitia. Son mari, plus petit mais néanmoins majestueux, portait le doux nom de Gerald. C’était un magicien aux cheveux longs, à la peau couleur cacao et aux yeux d’une noirceur qui donnaient à son regard une profondeur intense. C’était eux qui avait créé et faisaient vivre la chaumière.

 

 

Les trois filles entrèrent et découvrir un endroit magnifique où le simple fait d’être là faisait qu on y était bien ! C’était un petit bar orné de belles peintures et décoré d’un goût délicieux. Un petit nid aussi chaleureux qu’une grosse couette en plume d’oie où l’on servait de savoureux cocktails a base de pisco macéré avec des feuilles de coca, des graines de cacao ou encore des fruits inconnus tous plus surprenant les uns que les autres.

 

 

Notre fine équipe se reposa, le temps de recharger les batteries. Puis, après avoir conté leur projet et leurs ambitions a la fée Laeti, les jeunes femmes accompagnées de cette dernière se mirent en route vers la contrée de la jungle voisine, au mélodieux nom de Pichari. C’était de là que venait le sorcier Gerald, et là-bas il y avait un centre culturel qui attendait les trois circassiennes avec ferveur pour les accueillir et collaborer avec elles dans la mise en place de leur projet.

 

Elles avaient été prévenues, la contrée du VRAEM dans laquelle se situait Pichari était classée comme zone rouge du fait de la culture de la feuille de coca utilisée pour produire la cocaïne. On entendait beaucoup de choses à ce propos et nombreux étaient ceux qui rechignaient à venir en ces lieux. Quand elles arrivèrent à destination les jeunes femmes et la fée Laeti trouvèrent une petite ville charmante, bien loin de la violence des ouï dire.

 

 

 

Il faisait chaud et les retrouvailles avec les bontés du climat de la jungle furent un réel plaisir pour tout le monde. Surtout pour les orteils qui avaient été frustrés de se retrouver enfermés dans des chaussettes étroites sans pouvoir profiter du paysage. L’intensité et la beauté de ce dernier, ainsi que l’abondance de la nature et de ses fruits délicieux firent que rapidement les trois « trazos sueltiennes » se plurent dans ce nouveau lieu. 

 

Elles furent donc accueillies et nourries par le centre culturel « El Olimpico » et par sa directrice et gestionnaire la señora Judith. Celle-ci leur offrit le par terre d’un garage de mécanique orné de paillettes et de rubans comme QG, le temps que l’autre lieu prévu au départ soit prêt à les accueillir. Keiria qui avait des pouvoirs de voyance glissa alors « J’ai l’impression qu’on va y rester encore un moment dans ce garage ! » (la véracité de son pouvoir fut amplement vérifiée puisque ce par terre fut finalement le siège de la compagnie durant toute la durée du séjour). 

 

 

 

A peine arrivées les jeunes filles commencèrent fort avec une  intervention sur la place principal le jour du carnaval, sous les yeux ébahis des pichariens. N’ayant jamais vu de leur vie, ni de l’aérien, ni des filles si grandes à la peau et aux yeux si clairs, ils ne les quittaient pas du regard même une fois le spectacle fini.

 

 

 

Dès le lendemain commença la folle épopée picharinesque, la création, les ateliers pour les enfants… Rapidement nos héroïnes, prirent conscience que dans ce coin un peu reculé du royaume du Pérou, leur venue était quelques chose d’exceptionnel pour la population locale. Peu à peu elles eurent la sensation d’être comme des animaux de foire. Elles trouvèrent cela rigolo au début, puis rapidement un peu irritant. Elles étaient regardées comme des bêtes étranges mais très convoitées, du fait de leur ressemblance frappante avec "ce que l’on ne voit qu’à la télé". Les inévitables et permanents, «hola gringa », ou encore « hello » avec un accent sorti de bien loin derrière les fagots espagnols ne faiblissaient pas au fil du temps. Mais bon elles finirent par s’y habituer... Certaines d’entre elles allèrent même jusqu’à dire que c’était ça aussi le charme de Pichari... Ce choc des cultures ne faisait qu’annoncer certains troubles et difficultés de communication en particulier avec la señora Judith. Ces problèmes survinrent du fait qu’au grand étonnement de nos héroïnes, le langage de Judith était en fait bien différent de l’espagnol qu’elles connaissaient.

 

(Petit lexique des correspondances entre le langage normal et le judithien en fourni en fin d’article)

 

Mais finalement grâce a l’appui et aux pouvoirs magiques de la fée Laeti et du magicien Gerald, ces problèmes se réglèrent peu a peu et le projet pu continuer son cours jusqu’à la présentation finale, le tout chargé de moments intenses, de partage et de temps d’apprentissage. (Notamment pour la fée Laeti qui s’initia brillamment à la corde lisse et au trapèze !)

 

Finalement ils se marièrent (on ne sait pas qui mais certainement quelqu’un) et (en tout cas dans les ateliers) eurent beaucoup d’enfants…

 

Petit lexique de correspondances du langage judithien picharien : 

 

Centre culturel = organisme qui met en place des cours de foot mais surtout fait de l’animation genre, anniversaire, baby shower, enterrement de vie de jeunes et autres folies à grand renfort de paillettes et de rubans rose à la sauce nord américaine.

 

(La compagnie étant tout terrain l’aimable Judith l'a bien sûr conviée à animer ce genre d’évènements. Une, allez deux, représentations classées secret défense de l’histoire de Trazos Sueltos.)

 

Dans deux jours = dans un mois ou peut être l’année prochaine, voir jamais de la vie.

 

Oui= non ou peut être oui 

 

Noir=blanc

 

Enfin vous voyez quoi !! 

 

[ ESPANOL ]

Era una vez tres jóvenes (y bellas, hay que decirlo porque si no ya no es un cuento), entonces era una vez tres jóvenes y bellas chicas que recorrían algunos países de América del Sur con el fin de compartir su arte. Se expresaban a través de la danza, del teatro y haciendo volteretas en el aire en una cuerda, un trapecio y una tela. Mientras terminaban la presentación de su espectáculo en Santa Cruz, Bolivia, les comentaron de un lugar mágico que organizaba actividades culturales en la ciudad de Ayacucho, ubicada en el Perú.  La leyenda contaba que los que pasaban la puerta de este lugar podian realizar todos sus proyectos… Nuestras muchachas valientes emprendieran entonces el viaje hasta Ayacucho, en búsqueda del dicho lugar.

 

 

El viajo fue largo y fastidioso porque llevaban un equipaje muy pesado, pero después de tres días de bus ininterrumpidos  llegaran a su destino. Un letrero en la entrada decía “Wayruru Longe Drink”. Golpearon la puerta.

 

Cuando la puerta se abrió, vieran aparecer una hermosa mujer sonriente, con el pelo largo y rubio, y los ojos azules de una pureza poco común. Era una hada y se llamaba Laeticia. Su marido, mas bajito pero sin embargo majestuoso se llamaba Gerald. Era un mago con el pelo negro y largo, la piel color cacao y los ojos oscuros lo que confería a su mirada una intensa profundidad.

 

 

Las tres chicas entran y descubrieron un lugar precioso donde el solo hecho de estar ahi hacia que uno se sintiese bien! Allá se cocinaban cosas deliciosas y se preparaban exquisitos macerados de pisco con hojas de coca, cacao o frutas exóticas. 

 

 

 

El equipo se tomo un descanso, para recargar las baterías. Luego, después de haber contado su proyecto a la hada Laeti, se fueran a una región vecina que quedaba detrás de las montañas, con destino a un pequeño pubelo que tenia por nombre Pichari. Era el lugar de donde venia el mago Gerald y donde existía un centro cultural que esperaba a las tres chicas  para acogerlas y ayudarlas a realizar su proyecto. Las habían avisado acerca de este lugar, ubicado en la región del Vraem, clasificado como zona roja por el gobierno en razón del intenso cultivo de la hoja de coca. Muchos se negaban a pasar por ahí. 

 

 

 

A su llegada las chicas y la hada Laeti encontraran un lugar bonito, muy lejos de la violencia que les habían comentado en delante. Hacia calor y fue una alegría volver a encontrarse con clima selvático. Sobretodo para los dedos de los pies, frustrados de haber tenido que volver a esconderse detrás de medias y  zapatillas durante el intermedio Ayacuchano. La increíble belleza de la naturaleza rodeando Pichari, tal como la abundancia de sus frutos exóticos, hizo que el equipo se sintió de pronto muy a gusto en este nuevo lugar. Fueran acogidas en el centro cultural “El Olimpico” y por su directora la señora Judith. Esta les ofreció para las primeras noches de dormir en el suelo de un galpón al lado del taller mecánico de su marido, esperando que esté listo otro lugar. Keiria que tenia dones de vidente hizo una profecía “ Creo que nos quedaremos mas que una noche aquí!”. (La veracidad de la profecía se confirmo porque el galpón fue el cuartel general del equipo durante un mes y medio).

 

 

 

Poco después de su llegada, las chicas se presentaron a la ciudad realizando una muestra en la plaza principal durante el carnaval. El impacto fue fuerte para los Picharinos, que pocas veces (o jamás para algunos) habían visto circo aéreo, chicas tan grandes con la piel tan clara y los ojos tan claros. Tan fuerte que no les sacaban los ojos de encima aun cuando había terminado la muestra!

 

 

 

El día siguiente partió nuevamente la odisea Trazos Sueltos en Pichari con los entrenamientos diarios, la creación, los talleres para los niños… 

 

Pronto nuestras protagonista se dieran cuenta de que en este lugar un poco aislado del Perú, su llegada era algo que tenia un carácter extraordinario para la populación local. Y poco a poco tuvieran la sensación de ser bichos raros. Les dió risa al inicio, pero a la semana siguiente ya no tanto. Igual tuvieron que acostumbrarse a ser miradas de tal manera, debido a su semejanza con lo que "se ve solamente en la televisión". Los ineludibles y recurrentes “hola gringa” o “hello” eran diarios y no disminuían con el tiempo. Algunas muy sabias decían que había que aceptarlo porque eso formaba parte del encanto Picharino.  Este choque cultural era en realidad anunciador de futuras dificultades de comunicación que iban a ocurrir con la señora Judith. Esos problemas descorrieron del hecho de que, a la gran sorpresa de las tres heroínas, el lenguaje de la señora Judith era bastante distinto del castellano que conocían.

 

(léxico de las correspondencias del vocabulario de la señora Judith con el castellano al final del articulo)

 

Pero al fin y al cabo, gracias al apoyo y a los poderes mágicos de la hada Laeti y del mago Gerald, esos pequeños problemas se resolvieron  y el proyecto pudo desarrollarse hasta su presentación final.

 

Léxico de correspondencias entre el lenguaje de la señora Judith y el lenguaje “común”:

 

Centro cultural = agrupación que organiza clases de football, propone animaciones para cumpleaños, despedidas de solteras/os, matrimonios y baby shower

 

Dentro de dos días = dentro de un mes, o quizás el año que viene, o quizás nunca

 

Si = no o quizás si

 

Negro = blanco

 

Se entiende no cierto ?!

 


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