Santa Crúz

Bolivie

02 janvier 2014

Pour le parcours du combattant ... n'emportez que le strict nécessaire !

Para el sendero del guerrero... llevan solo lo imprescindible!

Première partie :

Où l’on regrette de ne pas être une compagnie de joueuses de ukulelé


Pour mémoire, à la fin de l’épisode précédent la situation est la suivante : Raphaëlle est partie à Cuzco au Pérou, pendant que Camille et Marthe sont demeurées au centre culturel El Tren à Arica, et se préparent à passer la frontière Chili-Bolivie.

Du côté chilien, Marthe et Camille finissent le stage au centre culturel et se la coulent douce. Une journée de plongée avec Carmen : la femme de l’eau apnéiste championne de chasse sous marine, prof de Tango et productrice d’artisanat en recyclage. Plongée freinée au bout de quelques coups de palme par un régiment de méduses ! On se réconforte autour d’un repas de poisson frais offert par un ami chasseur.

Soirée d’entraînement, improvisations aériennes, une nuit à danser la salsa, un dernier adieu aux gardiens du centre... et nous voilà parties dimanche 15 décembre ! A l’Est, toujours plus à l’Est direction Putre, et le lac Chungara pour la Bolivie.

Le rendez-vous est pris avec Raphaëlle : demain 11h à la gare routière de La Paz.

Arrivées au rendez-vous sans encombres.

Vous y avez crû ?

….

Bon, en fait non, pas du tout…

Beaucoup trop simple pour être vrai !

Princesse tombe en panne 20km avant Putre dans un virage de montagne ( 3500m d’attitude), il est 20h, il va faire nuit… pas de panique, une nuit de sommeil à la fraîche.


 


Lendemain matin on demande de l’aide, on se fait tirer jusqu’à Putre (début de l’agonie de deux belles élingues de 3 mètres). 

Diagnostique : mal inconnu, potentiellement grave.

Traitement : redescendre à Arica pour trouver un mécanicien.


Lundi 16 décmbre : retour à Arica 

- trouver un mécano crédible = une après midi

- diagnostic final = Princesse suffoque en altitude, il faut lui donner de l’air

- marchander le prix des réparations = un ami de Carmen est mécano (ou Jojo la bricole, à voir) et accepte de nous aider.

- Raphaëlle est de son côté bien arrivée à La Paz… et se sent un peu seule au point de rendez vous (cf autoportraits à l'appui) !



Carmen nous héberge dans son petit coin de paradis de la Vallée de Azapa, au bout d’une parcelle de végétation luxuriante.

Mardi 17 décembre comme convenu : 


- 8h arrivée de l’ami mécano. Ah non, pardon, 21h30 finalement, le petit retard traditionnel au Chili !

- leçon de mécanique de nuit, très profitable au demeurant : Marthe et Camille commencent à bien maîtriser le moteur de Princesse.

- Raphaëlle continue de nous attendre à La Paz.

- Camille tue le temps en faisant un tour de poney, Marthe du macramé.

Mercredi 18 décembre comme convenu :

- 8h arrivée d’Alberto (l’ami mécano) pour procéder aux réparations nécessaires. Enfin, 11h en fait ! (on s’imprègne des mœurs locales)

- On retire la boîte du filtre d’air, on change les bougies, essuies glaces, et trafique le distributeur pour booster Princesse.

- Nouveau mail pour Raphaëlle : on arrive demain !

Jeudi 19 décembre

- 7h : nous reprenons la fameuse route qui monte, qui monte, pour enfin passer la frontière. 

(en réalité on a du retourner voir un nouveau mécano : Mario, celui qui chantonne en tournant sa clef de 12, car Jojo la bricole a disparu en nous laissant un distributeur dans le vide, mais bon on a peur que vous commenciez à vous lasser comme nous des problèmes intestinaux de Princesse, alors passons… ! )

- 5000 mètres plus haut, on passe la partie chilienne de la frontière, devant le splendide lac Chungara, ses flamands roses, ses lamas et ses sommets enneigés.

- 20h : il est trop tard pour passer du côté bolivien. On doit donc dormir à 5000m. 

Expérience de profonde douleur pour Marthe qui agonise du mal des hauteurs, pendant que Camille pourtant fringante au coucher se relève au milieu de la nuit pour alléger son estomac du frugal dîner.

- ah oui, et Raphaëlle un fois de plus se sent très seule au point de rendez-vous !



Vendredi 20 décembre

Camille s’amuse à remplir les cases du jeu de piste des douanes boliviennes pour avoir les 6 tampons nécessaires pour entrer avec le véhicule (Marthe n’a pas bougé, inerte au fond du camion).

Départ : direction Patacamaya, au lieu de rendez-vous fixé avec Raphaëlle.

Entracte

Vous pouvez boire un coup, regarder les belles photos qu’il y a sur le site, aller faire un tour pour vous dégourdir les jambes : bref, changez vous les idées !

 

Deuxième partie :

Où l’on comprend que Princesse aime le comique de répétition

 

 Vendredi 20 décembre, suite :

Bien sûr, on n’est pas reparties comme ça de la frontière à 5000 ! Princesse ne démarrant pas, Camille s’est confrontée à l’accent Bolivien pour trouver une dizaines de personnes afin dessayer de pousser Princesse qui refuse de démarrer. Chacun en profite pour y aller de son diagnostic. Plusieurs heures plus tard, un mécano fait surface, aspire un peu d’essence dans le filtre et effectue quelques tours de passe-passe si chers aux amateurs de moteur. Princesse ne démarre toujours pas. On ressort les belles élingues de 3 mètres qui semblent avoir trouvé leur vocation, et tirée par un camion Princesse redémarre.



Un plein d’essence avec nos derniers billets boliviens et chiliens, un voyage douloureux pour les filles qui souffrent maintenant toutes les deux du mal des montagnes, et pour Princesse qui « broute » sévère, à 20km/h en première dans les montées, et qui consomme environ 20L au 100.

Nous arrivons à Patacamaya : objectif : faire un retrait, remplir le réservoir et contacter Raphaëlle.

Début du nouveau répertoire des leçons à apprendre avant de voyager en Bolivie :

1/ Il n’y a pas tant de banques que ça qui permettent de faire des retraits avec une carte étrangère en Bolivie.

2/ En tant qu’étrangères, il nous est refusé de prendre de l’essence dans plusieurs stations service.

3/ Lorsqu’un jeune homme d’allure sérieuse au guichet d’une banque vous indique de façon certaine le prochain village pour pouvoir enfin faire un retrait, ne le croyez surtout pas.

Constat final une fois ces leçons apprises : nous sommes dans le petit village après Patacamaya, sans un sou, et le réservoir vide.

Nota bene : surtout, sachez que nous n’avons jamais perdu espoir, ou en tout cas, jamais tout à fait !

 

 

Troisième partie

Agonie finale de feu les belles élingues de 3 mètres


Samedi 21 décembre

Heureusement, grâce à une bonne âme et un ordinateur prêté, Raphaëlle arrive à nous retrouver ! Elle a même encore quelques boliviens en poche qui nous permettent d’aller chercher un bidon d’essence négocié âprement (cf leçon n°2 du guide bolivien). Le réservoir presque plein, de quoi aller jusqu’à Oruro, grande ville qui dispose de distributeurs acceptant les cartes Visa.

Princesse est constante dans ses humeurs, vous avez bien deviné : samedi matin Princesse n’a une fois de plus pas démarré. On demande de l’aide, ce n’est pas facile de trouver quelqu’un qui veuille nous rendre service :

- « on veut juste que vous nous aidiez à tirer la voiture sur quelques mètres »

- « si-si promis ça va marcher, ce n’est pas la première fois qu’elle le fait »

- « non-non, ce n’est pas la batterie »

- « ni les bougies, on vient de les nettoyer »

- « non vraiment c’est gentil ne prenez pas le temps de regarder le moteur, on sait que ça ne va servir à rien »

- « oui c’est ça, on veut juste accrocher nos élingues à votre camion pour démarrer »



Ici vient la 4è leçon :

4/ Les dépannages sur le bord de la route ne sont pas spontanés, il faut de la persévérance et de la patience.

Enfin nous revoilà sur la route, et nous arrivons à Oruro.

Ambiance de festival, les chauffeurs de bus sont en grève, plusieurs kilomètres de véhicules arrêtés à l’entrée de la ville, des pneus qui brûlent et des pétards artisanaux. On se range sagement, et on part à pied chercher le distributeur salvateur.

Marthe et Camille on repris du poil de la bête, tandis que Raphaëlle a pris le relais au fond du camion, prise d’un mal de ventre conséquent.

On trouve de quoi retirer de l’argent, on mange du lama qu’une mamie bolivienne vend sur le trottoir, assise sur un petit tabouret en plastique. On apprécie l’ambiance de la Bolivie.

Une nuit à Oruro.


Dimanche 22 décembre

Les élingues ressorties pour pouvoir démarrer, avec une vérification de la leçon n°4. Un plein refusé, un autre accepté à un prix spécial blancs. Nous prenons le temps de nous renseigner sur la route à prendre, le nombre de pompes à essence, la distance jusqu’à Cochabamba. On nous rassure : il y a de nombreuses stations et la route descend.


Nous allons ici procéder à un élargissement de la leçon numéro 3 :

3/ Les indications données sont relatives : elles peuvent être vraies, fausses, ou vraies sous conditions.

Du coup, ça monte, et ça monte dur avant d’arriver à la fameuse descente jusqu’à Cochabamba… Nous tombons en panne, dans une montée, dans les hauteurs magnifiques de Bolivie, dans un virage. Diverses péripéties se déroulent au cours desquelles les belles élingues de 3 mètres mènent dans leur agonie Princesse et ses partenaires dans un petit hameau Quechua perdu dans la montagne.

 

 

Quatrième et dernière partie :

Anecdote anthropologique de la rencontre de deux civilisations


L’histoire a un petit air de déjà vu : en panne, sur le bord d’une route, perdues dans la montagne, la nuit tombe et des Quechuas nous regardent curieusement sur le seuil des portes de leur maison, dans leurs magnifiques habits traditionnels.

Un seuil est atteint. Les difficultés rencontrées au cours du chemin, les nombreux contretemps que nous a fait subir Princesse - tant pour les papiers administratifs que pour ses incessantes pannes - ont fait que nous avons pris du retard dans le projet. Une décision doit être prise.

Luis le chef du village s’avance et une fois les salutations faites, la mise aux enchères de Princesse et de son contenu commence.

Cercles entrecoupés où se parlent d’un côté le quechua et de l’autre le français, on entend Camille appuyée par ses partenaires négocier en espagnol la carcasse de Princesse avec Luis. Chacun rigole dans sa langue, pour essayer de paraître à l’aise et sûr de soi. Par pudeur, nous ne mentionnerons pas les sommes auxquelles nous avons cédé Princesse, et les divers éléments que nous ne pouvions pas garder avec nous.



Par ailleurs, afin de limiter les convoitises face auxquelles nous étions assez mal à l’aise et pas du tout préparées, nous n’avons pas de preuve photo ou vidéo concernant cet événement assez exceptionnel pour tout le monde. Vous devrez donc vous en tenir à notre récit, qui sera assurément raconté plus tard en famille au coin du feu pour émerveiller nos petits enfants, pendant que les tissus que nous avons réussi à troquer contre paires de chaussures et autres passeront de main en main, afin d’admirer le travail de tissage des femmes quechuas.


Ainsi se termine l’histoire compliquée de la relation que nous avons eu avec Princesse, qui doit maintenant gambader le ventre plein de patates dans les montagnes.

C’est donc le cœur léger, mais surchargées de matériel indispensable que nous nous sommes retrouvées sur le bord de la route pour prendre le bus. Direction Santa Cruz, pour commencer d’un pied ferme le projet, sous les tropiques, guidées par la Princesse des Mangues : Carla… 

Une histoire pleine de promesses chaudes et sucrées, à retrouver prochainement sur notre site !

[ ESPANOL ]

Primera parte

Donde lamentamos no ser un grupo de ukulelistas


Para memoria, al final de capitulo pasado la situación es la siguiente: la Rafa se fue para Cusco en Perú, mientras la Camille y la Marta preparan su partida de Arica y del Centro cultural “el Tren” para dirigirse hacia la frontera de Chile con Bolivia.

Del lado chileno Marta y Camila terminan los talleres del centro cultural y viven la dolce vita: una día de buceo con Carmen, la mujer del agua, campeona de caza submarina, profesora de tango y productora de artesanía con material reciclado. Lamentablemente el buceo es interrumpido después de unas aleteadas por un régimen de medusas! Se consuelan con una comida de pescado fresco, ofrecida por un amigo cazador. 

Noche de entrenamiento, improvisaciones aéreas, una noche bailando salsa, un último adiós a los guardias del centro cultural y estamos de partida este domingo 15 de diciembre, manejando hacia el Este, siempre más al Este en dirección de Putre, del lago Chungara y de Bolivia.

Nos ponemos de acuerdo con la Rafa: nos encontraremos mañana a las 11h en el terminal de buses de La Paz.

Llegamos a la cita sin problemas.

Jaja, se lo creyeron?

Demasiado sencillo para ser verdad !



Princesa se detiene 20km antes de Putre en plena curva de una ruta de montaña (3500m de altura), son las 20h, esta haciéndose de noche... una noche de sueño refrescante en altura. La mañana siguiente pedimos ayuda, nos jalan hasta Putre (inicio de la agonía de dos eslingas de 3m).

Diagnóstico: mal desconocido, potencialmente grave.

Tratamiento: devolverse hasta Arica para encontrar un mecánico. 


Lunes 16 de diciembre: vuelta a Arica

- encontrar un mecánico digno de confianza = una tarde entera

- diagnostico final: Princesa sofoca en altura, hay que darle aire

- negociar el precio de las reparaciones = un amigo de Carmen es mecánico y esta de acuerdo para ayudarnos

- del otro lado de la frontera Rafa llego a La Paz sin retraso y se siente un poco sola en el punto de encuentro (prueba mediante los autoretratos)


 

Carmen nos hospeda en su pequeño paraíso en el valle de Azapa, al fondo de una chackra de vegetación lujuriante. 

Martes 17 de diciembre como convenido: 

- 8h llegada del amigo mecánico. A no, al final a las 21h30, después del pequeño retraso tradicional chileno!

- Lección de mecánica provechosa: Marta y Camila empiezan a dominar el motor de Princesa.

- La Rafa sigue esperando en La Paz.

- La Camila  se entretiene dando vueltas a caballo mientras la Marta hace macramé. .

Miercoles 18 de diciembre como convenido :

- 8h llegada de Alberto (el amigo mecánico) para proceder a las reparaciones necesarias. O sea, mejor dicho a las 11h (nos impregnamos de las costumbres locales).

- Sacamos la caja del filtro de aire, cambiamos las bougias, las plumillas y traficamos el distribuidor para darle mas potencia a Princesa.

- Nuevo mail para la rafa: llegaremos mañana!

Jueves 19 de diciembre

- 7h: nos encaminamos de nuevo por la ruta que sube, que sube para finalmente cruzar la frontera.

(en realidad tuvimos que encontrar otro mecánico: el Mario, que canta haciendo girar su llave de 12 en la mano, porque Alberto desapareció dejándonos un distribuidor medio arreglado, pero no quisiéramos que empecen a aburrirse al igual que nosotras de los problemas intestinales de Princesa, así que nos saltaremos esta parte …!)

- 5000 metros más alto, pasamos la parte chilena de la frontera frente al espléndido lago Chungara y sus flamencos rosados, sus lamas y sus cimas nevadas. 

- 20h: es demasiado tarde para pasar al lado boliviano, tenemos que dormir a 5000 metros. 

Experiencia de profundo dolor para Marta que agoniza del mal de las alturas, mientras Camila a pesar de estar en plena forma al momento de acostarse, se despierta en el medio de la noche para alivianar su estómago.

- Ah y si, Rafa se siente una vez más muy sola en el punto de encuentro!



Viernes 20 de diciembre

Camila se divierte llenando los papeles de la aduana boliviana para lograr los 6 sellos necesarios para entrar en Bolivia con el vehículo ( la Marta no se movió , todavía agnozando al fondo del furgón)

Partida: dirección Patacamaya, lugar de encuentro fijado por la Rafa, unas dos horas al sur de La Paz.

Intermedio 

Pueden ir a tomar algo, mirar las lindas fotos que tenemos en la página, ir a darse una vuelta para estirarse las piernas…

 

 

 

Segunda Parte:

Cuándo entendemos que a Princesa le gusta el cómico de repetición

 

Viernes 20 de diciembre 

Obviamente no arrancamos así tan fácil de la frontera a 5000m! Princesa negándose a arrancar, la Camila se enfrenta al acento boliviano para encontrar una docena de personas que van a tratar de empujar Princesa que no quiere prenderse, cada uno entregando su proprio diagnostico. Varias horas después, un mecánico aparece, aspira un poco de bencina del filtro y realiza algunos trucos que tanto les gusta a los aficionados de motores. Sacamos de nuevos las eslingas de 3m que parecen haber encontrado aquí su vocación, y jalada por un camión Princesa acaba finalmente por arrancar.



Rellenamos el tanque de bencina con nuestros últimos pesos chilenos y bolivianos y emprendemos una ruta difícil para las chicas, ya que ahora ambas sufren del mal de las alturas, y también para Princesa que alcanza una velocidad de 20km/h en primera en las subidas y consume 20L al 100.

Llegada a Patacamaya, objetivos: sacar plata, llenar el tanque y contactarse con la Rafa.

Inicio del nuevo repertorio de lecciones a conocer antes de viajar a Bolivia:

1/ Hay pocos bancos en donde se puede sacar plata con una tarjeta extranjera .

2/ En varias bencineras no nos quieren vender bencina porque somos de afuera.

3/ Cuando eres atendida en un banco por un hombre con buena pinta que te indica de manera segura el próximo pueblo donde podrás por fin sacar plata de un cajero, no lo creas.

Constatación una vez las lecciones aprendidas: estamos en un pequeño pueblo después de Patacamya, SicaSica, sin plata y con el tanque vacio.


Nota Bene: nunca perdimos la esperanza, o no del todo por lo menos!

 

 

Tercera parte

Agonia final de las eslingas de 3 metros




Sábado 21 de diciembre

Gracias a una persona generosa y una computadora prestada, la Rafa lograr juntarse con nosotras! Por suerte, aún le quedan algunos bolivianos en el bolsillo que nos permiten ir a buscar a dedo un bidón de bencina de difícil negociación en Patacamaya (ver lección n°2 del guía de viaje en Bolivia). El tanque lleno podemos ir hasta Oruro, ciudad donde hay cajeros para las tarjetas visa.

Lo habrán adivinado, Princesa es constante en sus humores entonces una vez más este sábado por la mañana se negó a partir. Tratamos de encontrar alguien que nos ayude pero nos es fácil:

- “solo queremos que nos ayude a jalar el carro durante algunos metros”

- “si si, lo juramos, va a funcionar, no es la primera vez que pasa”

- “no, no es la batería”

- “tampoco las bugías, si acabamos de limpiarlas”

- “no, es muy amable de verdad, pero no se de la pena de mirar el motor, sabemos que no servirá de nada”

- “si, eso, solo queremos amarrar las eslingas al camión para poder arrancar”


Llega el tiempo de la cuarta lección:

4/ el rescate del vehículo en pana al borde de la carretera no es espontaneo, hay que tener paciencia 

Por fin estamos andando de nuevo, y llegamos a Oruro.

Atmosfera de festival, los choferes de buses están en paro y la entrad de ciudad bloqueada, la fila de autos y camiones esperando poder pasar es larga de varios kilómetros, hay fogatas y cuetos.  Nos aparcamos entre medio de los camiones para entrar caminando en Oruro, en búsqueda del cajero automático salvador. 

Marta y Camila se recuperaran de su mal de las alturas, mientras la Rafa toma su turno de agonía en el fondo del furgón, víctima de terribles dolores intestinales.

Encontramos plata, comemos carne de lama vendida por una abuelita boliviana sentadas en una banquita de plástico. Disfrutamos del paisaje boliviano.

Una noche en Oruro.


Domingo 22 de diciembre 

Sacamos las eslingas una vez más para poder arrancar, con una revisión de la lección n°4. Un relleno rechazado en una primera bencinera, otro aceptado con un precio especial forasteros. Tomamos el tiempo de averiguar la ruta que hay que seguir, la frecuencia de las bencineras en el camino, la distancia hasta Cochabamba. Nos tranquilizan: hay muchas bencineras en el camino y la ruta va bajando.


Ahora vamos a proceder a un alargamiento de la lección n°3:

3/ las indicaciones dadas son relativas: pueden ser verdaderas, falsas, o verdaderas con algunas condiciones.

De hecho la ruta sube, sube terriblemente antes de llegar a la dicha bajada hasta Cochabamba… Quedamos en pana en la curva de una subida, en las hermosas alturas de Bolivia. 





Cuarta y última parte

Anécdota antropológica del encuentro entre dos civilizaciones


La historia tiene un aire de “déjà vu” : en pana al borde de la carretera, perdidas en la montaña al anochecer con quechuas mirándonos con curiosidad en la puerta de sus casas, vestidos de sus preciosos vestidos tradicionales.

Llegamos a nuestro máximo. Las dificultades encontradas al largo del camino, los numerosos contratiempos que nos infligió Princesa – tanto en cuanto a los papeles administrativos que a las panas repetidas- tienen por consecuencia que ya nos atrasamos en el proyecto. Tenemos que tomar una decisión.

Luis uno de los habitantes del pueblo se acerca, y una vez los saludos hechos, la subasta de Princesa y de su contenido comienza…



Dos círculos se mezclan, por un lado se habla quechua del otro francés, se escucha a la Camila apoyada por sus compañeras negociando en castellano la carcasa de Princesa con Luis. Cada uno se ríe en su idioma para dar la impresión que esta a gusto y seguro de si. Por pudor no mencionaremos el valor al cual cedimos Princesa así que varios elementos que no nos podíamos quedar.

Por otra parte, para limitar las codicias frente a las cuáles no nos sentíamos muy a gusto, no hay ningún registro visual de esta transacción de varias horas bastante excepcional para todos.

Tienen que creer en nuestra palabra, que seguramente será trasmitida a la vuelta, en familia, cerca de la fogata para hacer brillar los ojos de nuestros nietos, mientras los telares que logramos trocar en contra de zapatillas y tiendas de campana pasaran de mano en mano, dando a ver el maravilloso trabajo de las mujeres quechuas.


Aquí se termina la historia de nuestra relación complicada con Princesa, que seguramente esta andando en las montañas con la pansa llena de papas.

Es con el corazón liviano, pero sobrecargadas de material circense que paramos un bus en dirección de Santa Cruz al borde de la carretera. Para empezar por fin el proyecto bajo los trópicos, ayudadas por Carla, la Princesa de los mangos…

Una historia llena de promesas azucaradas, a leer dentro de muy poco en esa misma página!

 


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