Coup de théâtre à Arica !

Tambaleos en Arica!


Une fois notre van, Princesse, remise sur roue, gavée d’huile et de liquide de refroidissement, l’arrière aménagé d’un nouveau sommier et d’une merveilleuse étagère, nous voilà prêtes à reprendre la route et quitter Antofagasta. Quelques petits pincements aux coeurs plus tard dus aux adieux faits à notre ange mécano Miguel, nous voilà de nouveaux les cheveux au vent au volant de notre belle Princesse en direction d’Iquique !! TIDUDIDUUUU (ce tidudidu n’est autre que le caractéristique chant du klaxon de Princesse).

 

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Le point fort de princesse n’étant pas celui de la vitesse nous nous arrêtons pour une nuit avant de rejoindre notre but. Nous trouvons un petit coin sympa, ambiance film d’horreur à la « chair de poule » avec un terrain de jeux pour enfants désaffecté éclairé par intermittence d’une lumière blanche éblouissante émanant d’un lampadaire fatigué. Le petit déjeuner aux flocons d’avoine cerclé par des vautours à têtes rouge, nous fait savoir qu’il n’est pas nécessaire de s’éterniser davantage dans ce décor digne d’une ville hantée tirée des aventures de Lucky Luke.

 

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Nous arrivons à Iquique, la halte est rapide, deux jours à peine, juste le temps de rencontrer un ami de Miguel Angel qui nous installe une deuxième roue de secours suite aux conseils de notre mécano préféré.


Et nous voilà donc reparties en direction d’Arica cette fois. Au nord, au nord, toujours plus au nord !


Quelques « tidudidu »  plus tard nous  arrivons donc à Arica. Nous commençons alors notre petit rituel de passage en ville, à savoir un petit spectacle au feu rouge et quelques minutes dans un cyber café. Et là, coup de théâtre : nous apprenons que le lieu qui devait nous recevoir en Equateur n’a pas pu obtenir les financements nécessaires à la réalisation du projet qu’il ne peut donc pas nous recevoir. Première leçon : même les choses sûres ne sont jamais sûres. Malgré tout, nous décidons de continuer en direction de l’Equateur.


Nous arrivons donc à la frontière du Pérou, et là le message devient de plus en plus clair : Princesse ne peut pas passer. Malgré le fait que nous ayons suivi à la lettre les indications du notaire, la carte grise n’est toujours pas à notre nom. Deuxième leçon : ici les choses administratives prennent du temps, ça on le savait, mais en fait elles en prennent encore plus que ce qu’on savait déjà. De plus comme le véhicule n’appartient pas à un résident permanent du Chili, dans tous les cas, même avec les papiers à notre nom il nous sera impossible de passer cette frontière. Par contre on nous dit que « peut être » on pourra passer en Bolivie. Troisième leçon : les critères de passage aux frontières sont manifestement plutôt aléatoires.


Après une visite au registre civil pour savoir ce qu’il en est des papiers de la voiture, on nous informe qu’il va falloir attendre une quinzaine de jours avant que le changement de nom soit fait. Bref, il va donc falloir attendre quinze jours avant de pouvoir « peut-être » sortir par la Bolivie. Mais comme ce serait beaucoup trop simple s’il n’y avait que ça, s’ajoute le fait que pour des raisons de visa Raphaëlle doit absolument  sortir du Chili avant le 11 décembre.

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Cette ligne de petits points représente l’état mental et énergétique dans lequel nous nous trouvions à cet instant là.

 

Le message est clair, un remaniement des projets initiaux s’impose. Alors là on creuse, on creuse, et on trouve au plus profond l’énergie de mettre en place un plan B. Premièrement, il nous faut un lieu où rester puisque le séjour promet d’être plutôt long. En effet, essayer de trouver ses affaires dans des sacs, sous des matelas, sous des réchauds et des paquets de pâtes dans les entrailles de princesse, ça va bien cinq minutes ! On met alors en action notre liste de contacts établie au cours du chemin pour finalement se faire accueillir par le centre culturel d’Arica « El Tren ». Une grande salle d’entraînement avec de  quoi accrocher nos agrès, une magnifique salle de danse, des douches, une salle de taekwondo pour dormir, une cuisine qu’on peut utiliser à notre guise, des chiens et des bébés chats.  Tout cela accompagné d’un stage de danse et d’aérien qui commence juste lors de notre arrivée et le tout à deux minutes de la plage !

 

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Ouf ! Ça redonne du baume au cœur ! Nous profitons donc de ce super endroit pour nous entraîner et reprendre du poil de la bête.

L’Equateur n’étant désormais plus la destination à l’ordre du jour nous mettons le cap sur la Bolivie et commençons donc à prendre quelques contacts là bas au fur et à mesure de nos rencontres artistiques. Ayant bien révisé les leçons précédentes qui n’apparaissent pas dans cet article, nous décidons d’aller voir où en sont les papiers de Princesse avant la fin des 15 jours réglementaires. Et là, victoire ! Leçon bien apprise, exercice réussi, nous ressortons du bureau du registre civil à peine quatre jours après notre arrivée avec le papier de la voiture à notre nom. Il ne nous reste donc plus qu’à régler le problème de Raphaëlle. Il faut qu’elle sorte rapidement. Princesse n’étant pas des plus fiables quant au passage de frontière nous décidons après moult déchirements et discussions de nous séparer. Raphaëlle, part donc en bus vers Cuzco où fort heureusement une amie danseuse l’attend. Marthe, Camille et Princesse restent à Arica quelques jours de plus, le temps de s’entraîner encore un peu et de finir les stages de danse et d’aérien.

 

Le plan est alors de se retrouver à La Paz en Bolivie dans une petite semaine afin de repartir ensembles vers Santa Cruz qui sera, on l’espère, le premier lieu de résidence de la compagnie. Que d’émotions, que de revirements de situations, que d’apprentissages et de petits guilis au ventre ! Mais comme le dit notre grand maître, détails, détails, ce ne sont que des détails.


TIDUDIDUUUUUU !!!!!!

[ ESPANOL ]

Una vez Princesa repuesta en sus cuatro ruedas, llenada con aceite y líquido refrigerante, su parte trasera habilitada con un nuevo somier y una maravillosa estantería, estamos listas para lanzarnos a la carretera de nuevo. Después de una despedida en la cual se nos aprieta la garganta al dejar nuestro ángel mecánico Miguel, estamos de nuevo con el pelo al viento conduciendo nuestra hermosa Princesa en dirección de Iquique! TIDUDIDUUUU (este “tidudiduu” no es otra cosa que el sonido característico del canto de la bocina de Princesa).

 

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El punto fuerte de Princesa no siendo su velocidad, nos detenemos una noche antes de llegar a Iquique. Encontramos un lugar que se podría ambientar en una película de terror. A pocos metros de donde aparcamos, se ve un parque de juegos para niños vacío, iluminado por flashes de luz blanca intermitentes emitidos por un farol agotado. Al día siguiente después de haber desayunado nuestra típica avena con agua caliente rodeadas por rapaces con cuello rojo, entendemos que no hay necesidad de permanecer más tiempo en este lugar.

 

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Una vez en Iquique la hacemos corta, quedándonos apenas dos días. El tiempo de encontrarnos con un amigo de Miguel Ángel que nos ayuda a comprar una segunda rueda de repuesto.

Estamos ahora manejando hacia Arica, al norte, siempre más al norte!

Algunos « tidudidu » más tarde llegamos en Arica. Seguimos con el ritual que acompaña nuestra llegada en cada ciudad: un semaforo y algunos minutos en un ciber café. Y ahí…  tadadaaaaaaaa: aprendemos que el lugar que nos iba a recibir en Ecuador no pudo conseguirse los financiamientos necesarios para la realización del proyecto en las fechas planeadas… Primera lección: aun lo que es seguro nunca lo es. A pesar de esa noticia, elegimos seguir nuestro camino hacia Ecuador.

Cuando llegamos a la frontera con Perú, para cruzar a Tacna, nueva sorpresa: Princesa no puede pasar. Aunque hayamos seguidos escrupulosamente los consejos del notario, el padrón del vehículo aun esta al nombre de la antigua dueña… Segunda lección: aquí las cosas administrativas se demoran, eso ya la sabíamos, pero resultan demorarse aún más de lo que ya sabíamos. Para el colmo nos informan que un vehículo chileno manejado por extranjeras sin residencia definitiva en Chile no puede ingresar a Perú. Pero nos dicen  que « quizás », podremos ingresar a Bolivia. Tercera lección: los criterios de cruzo de fronteras son bastante aleatorios. Marcha atrás entonces.

Después de una visita al Registro Civil nos comunican que tendremos que esperar unas dos semanas antes de que los papeles estén listos. O sea esperar 15 días antes de “quizás” poder salir por Bolivia. Como seria obviamente demasiado sencillo si fuese todo, la visa de la Rafa esta por vencerse y por lo tanto tiene que estar fuera de Chile antes del 11 de diciembre. 


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Esta línea de puntos representa el estado mental y energético en el cual nos encontrábamos en este instante.

Pero no hay lugar para la duda: hay que adaptarse y reorganizar los planes iniciales.  Buscamos en lo más hondo la energía para elaborar un plan B. En primer lugar, encontrar donde quedarnos en Arica. Porque buscar sus cosas entre miles de bolsas y cobertores, abajo del colchón, entre el arroz y los fideos en las entrañas de Princesa no es recomendable para una estadía larga. Nos contactamos con « el Tren », el centro cultural de Arica, que nos abre sus puertas mientras se arreglen los tramites de Princesa. La sala de entrenar es inmensa, hay mucho espacio para colgar nuestros implementos, una sala de danza hermosa, una sala de taekwondo para dormir, cocina y baños que podemos ocupar, perros y gatos.

 

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Justo está empezando una semana de talleres de aéreo y de danza contemporánea… Sin olvidar que estamos a cinco minutos de la playa. Un bálsamo para nuestros corazones que sufrieran muchas emociones últimamente! Aprovechamos entonces de este maravilloso espacio para entrenar y recuperarnos.

Decidimos que Ecuador ya no es la destinación al orden del día, y optamos por cambiar de rumbo en dirección de Bolivia. Ya que hemos aprendido nuestras lecciones como tiene que ser, decidimos ir a dar una vuelta al Registro Civil un par de días después, para saber en que esta el trámite de Princesa antes de los 15 días reglamentarios. Victoria! Lección concluyentemente aprendida, ejercicio logrado, salimos de la oficina del Registro Civil apenas cuatrodías después de nuestra llegada con el padrón al nombre de Camille Rouyard !

Solo nos queda arreglar el problema de la Rafa que tiene que salir pronto. Princesa no siendo la más confiable en cuanto al paso de la frontera, decidimos separarnos después de una larga reunión. La Rafa se ira en bus hasta Cuzco donde la espera una amiga bailarina, mientras la Camille, la Marta y la Princesa se quedaran en Arica algunos días mas para entrenar y terminar de tomar los talleres de aéreo y danza contemporánea del Tren. El plan es volver a encontrarse en La Paz, dentro de una semana y desde ahí ir hasta Santa Cruz, que será el primer lugar de residencia de la compañía.

Cuantas emociones, tambaleos, aprendizajes y cosquillas en la pansa!
Pero como lo dice nuestro gran maestro, detalles, detalles, son solo detalles!

TIDUDIDUUUUUUU !!!!!


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