TRAZOS SUELTOS qu'est-ce que c'est?

TRAZOS SUELTOS de que se trata?

        Si la ligne droite se définit comme « la façon la plus courte d’aller d’un point à un autre », cela n’implique pas nécessairement qu’elle soit la plus intéressante… Tel est le parti pris du projet de spectacle vivant TRAZOS SUELTOS qui prend la forme d’un voyage itinérant qui se déroule entre l’Equateur, le Pérou et la Bolivie -de novembre 2013 à juin 2014- et qui mêle les disciplines du cirque contemporain, du théâtre et de la danse. Successivement dans les villes de Santa Cruz (Bolivie), de Pichari (Pérou) et de Saraguro (Equateur) la compagnie élit un lieu de résidence pour une durée de deux mois, afin d’y transformer des espaces publics en lieux de création à l’air libre.

 

 

        Il s’agit d’un travail hybride qui met en avant le métissage des cultures et des pratiques artistiques comme facteur d’enrichissement réciproque : « (…) une forme d’art qui part de l’intersubjectivité et dont la thématique centrale est « l’être ensemble », la rencontre (…) l’élaboration d’un sens collectif. » (Nicolas Bourriaud). D’un côté les « trazos » (traits, lignes) sont les artistes, les spectateurs, les flux qui traversent la ville, les empreintes que chacun laisse derrière soi. De l’autre côté le mot « sueltos » (lâche) est compris comme opposé à ce qui est « rigide ». Nous sommes ici confrontés à quelque chose de perméable, de malléable, de fluide et d’organique : à un aller-retour permanent entre intérieur/extérieur  amène à la création, façonnée par l’environnement. Notre parti pris s’élabore autour d’une conception de l’art comme étant « une question de répercussion, de rebond (…) qui consiste en (…) l’acte d’interpréter et d’évaluer. » (Nicolas Bourriaud).  Que signifie vivre quelque part ? Par quoi sont façonnés les espaces qui nous entourent ? De quelle façon nous déplaçons-nous à travers eux ? De quelle façon nous influencent-ils ? S’interroger sur le fait « d’habiter », questionner les évidences, transformer la réalité depuis son propre regard, s’obliger à voir avec plus de simplicité, comprendre le monde « non plus comme un trajet qu’il faut sans cesse faire de nouveau, ni comme une course sans fin, un défi qu’il faut toujours accepter, non pas comme l’unique prétexte d’une accumulation désespérante, ni comme l’illusion d’une conquête, mais comme la récupération d’un sens, la perception d’une écriture terrestre, d’une géographie dont nous avions oublié que nous sommes les auteurs. » (Georges Pérec).

 

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        TRAZOS SUELTOS se présente comme une brèche, un temps suspendu. Une exploration de l’état et de l’instant, effaçant la distance entre artistes et spectateurs, bouleversant l’espace scénique conventionnel et s’efforçant de rendre la plus mince possible la frontière entre l’art et la vie quotidienne. A  travers son travail, la compagnie rappelle que l’enchantement du monde dépend pour beaucoup du regard que nous posons sur lui : « (…) découvrir ce que l’on avait pas vu, ce à quoi l’on ne s’attendait pas, ce que l’on n’imaginait pas (…) ce n’est pas ce qui est  grandiose, ni ce qui est impressionnant ; ce n’est même pas nécessairement ce qui est étranger : au contraire ce serait plutôt le familier retrouvé, l’espace fraternel… » (Georges Pérec).

 

Bibliographie:

 

N.Bourriaud Esthétique relationnelle

 

I.Calvino Les cités invisibles

 

B.Couderc L’improvisation en danse

 

G.Pérec Espèces d’espaces

 

A.Kapprow Interview, journal of contemporary art

 

R.Schechner Six axioms for environmental theater

 

S.Calle Oeuvre

 

M.Heidegger Construire, habiter, penser

[ ESPANOL ]

         Si la línea recta se define como la « forma más corta que se pueda extender de un punto a otro », eso no implica en nada que sea la más entretenida... El proyecto de artes escenicas TRAZOS SUELTOS toma la forma de un recorrido itinerante entre  Ecuador, Perú y Bolivia - de noviembre de 2013 y junio de  2014- cruzando las disciplinas del circo contemporaneo, del teatro y de la danza. Sucesivamente en Santa Cruz (Bolivia), Pichari (Péru) y finalmente Saraguro (Ecuador) la compania elige un lugar de residencia por una duración de dos meses, para transformar espacios publicos en lugares de creación al aire libre.

 

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        Se trata de un trabajo hibrido que pone de relieve el mestizaje entre las culturas y entre las prácticas artísticas como factor de enriquecimiento reciproco : « (…) una forma de arte que parte de la intersubjetividad y tiene por tema central el « estar-junto », el encuentro (…) la elaboración colectiva del sentido. » (Nicolas Bourriaud). Por un lado los « trazos » son los artistas, los espectadores, los flujos atravesando la ciudad, las huellas que cada uno deja detrás suyo… Por otro lado la palabra « sueltos » se entiende como antagónica a lo que es « rígido ». Estamos aquí frente a algo permeable, maleable, fluido y orgánico : un constante ir y venir entre exterior/interior influenciado por el ambiente para permitir la creación. Un entendimiento del arte como siendo « cuestión de repercusión, de rebote (…) consistiendo en el (…) acto de interpretar y evaluar. » (Nicolas Bourriaud). Que significa vivir en un lugar ? De que son hechos los espacios que nos rodean ? De qué manera nos desplazamos en ellos ? De qué manera influye sobre nosotros ? Reflexionar sobre el habitar, cuestionar las evidencias, transformar la realidad desde la mirada propia, obligarse a ver con más sencillez, entender el mundo « ya no como  un recorrido que hay que volver a hacer sin parar, no como una carrera sin fin, un desafío que siempre hay que aceptar, no como el único pretexto de una acumulación desesperante, ni como ilusión de una conquista, sino como recuperación de un sentido, percepción de una escritura terrestre, de una geografía de la que habíamos olvidado que somos los autores. » (Georges Pérec).


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        TRAZOS SUELTOS se presenta como un tiempo suspendido, una brecha. Una exploración del estado y del instante, borrando la distancia artista espectador, derrumbando el espacio escénico convencional y volviendo lo más tenue posible la frontera entre el arte y la vida cotidiana. A través de su trabajo, la compañía hace un llamado a realizar que el encanto de las cosas solo depende del prisma de nuestra propia mirada : “(…) descubrir lo que no se había visto, lo que no se esperaba, lo que no se imaginaba (…) no es ni lo grandioso, ni lo impresionante ; ni siquiera es lo extranjero forzosamente : al contrario sería más bien lo familiar recobrado, el espacio fraternal… » (Georges Pérec). 

 

 

Bibliografia:

 

N.Bourriaud Estética relacional

 

I.Calvino Las ciudades invisibles

 

B.Couderc La improvisacion en danza

 

G.Pérec Especies de espacios

 

A.Kapprow Interview, journal of contemporary art

 

R.Schechner Six axioms for environmental theater

 

S.Calle Obra

 

M.Heidegger Construir, habitar, pensar

 

 

 


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